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Qu'est-ce ?

 Ce blog a pour but de promouvoir la philotropie à une échelle mondiale. Qu'est-ce que la philotropie ? C'est une alternative à la philosophie qui inclut dans son domaine de recherche les apports encore mésestimés de nouveaux penseurs tel que Florent Pagny ou David et Jonathan.

Les Nouveautés

8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 00:00

 

Les fabricants de cartes n'hésitent pas à jouer sur la corde sensible pour vendre plus.


Les plus rigides d'entre nous rétorquerons: "Parce que ça se fait!". C'est une réponse qui , quoi qu'on puisse penser de son laconisme brutal, tend tout de même à limiter sérieusement le champ de la réflexion. Et ici, on n'aime pas trop se faire limiter le champ de la réflexion, ok ?

Réflechissons donc un peu : au delà du simple respect d'une coutume séculaire, quel sens profond se cache derrière (ou dessous) cette fameuse carte de voeux ?

Il semblerait que tout être humain disposant d'une boîte aux lettres en état de marche aime à recevoir ce genre de petites missives où l'on peut lire, au milieu de graphismes simplets et béats, des inscriptions du genre "Bonne santé à toi et à toute ta famille" ou bien "Prospérité pour vous tous".
Il est vrai que ces promesses sont alléchantes, et qui plus est totalement indépendantes de toute offre promotionnelle qui nous contraindrait, pour en profiter pleinement,  à s'abonner aux Chasseur Français pour les deux année à venir.
Mais quelle vérité tangible se cache derrière ces perspectives mirifiques ?
Laissons parler les chiffres:

Pour l'année 2012 :
Sur 100 personnes ayant reçu des voeux de bonne santé, 3 sont mortes d'un cancer dans l'année, 2 se sont cassées un bras, 12 ont attrapé la grippe, 52 ont fait un gros rhume, 1 s'est fait écraser par un bus en allant chercher le pain.
Eloquant, non?

Mais poursuivons...

Sur 100 personnes ayant reçu des voeux de prospérité:

13 se sont retrouvées au chômage (alors même que la courbe de la hausse s'inversait à la baisse, ou le contraire), 78 ont perdu au loto, 3 ont perdu leur porte monnaie avec l'argent des courses, 2 sont en prison pour fraude fiscale.

 A noter qu'une des personnes ayant succombé suite à un cancer avait également perdu son porte monnaie avec l'argent des courses...

Il n'est sans doute pas besoin de poursuivre plus avant ; la démonstration est faite : non seulement les cartes de voeux ne servent à rien, mais les tribunaux devraient lourdement condamner les irresponsables qui prédisent monts et merveilles à de pauvres gens crédules et sans défenses. De plus,  elles coûtent chères et  arborent le plus souvent une esthétique pitoyable qui constitue en l'espèce une offense au bon goût et à la dignité humaine.

 

Envoyez plutôt un SMS.


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Published by Philippe Grédisset - dans art de vivre
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 00:00

Socrate, de sa vie, n'a jamais refusé un apéro.

Socrate est né 1534 ans avant les jeux olympiques d'Athènes, au même endroit. Son père était sculpteur, mais on ignore ce qu'il sculptait exactement. Quant à sa mère, elle exerçait la profession d'infirmière, mais d'après les documents que l'on possède sur les pratiques médicales de l'époque, elle aurait eu du mal à déccrocher un rôle dans "Urgences". A noter qu'elle sculptait elle aussi, à ses moments perdus, ce qui laisse à penser que c'était une infirmière très libérale.
L'oracle de Delphes, un type qui se cachait derrière une statue et racontait n'importe quoi en échange de quelque nourriture, déclare un jour que Socrate est le plus sage des hommes. Stupeur de l'intéressé qui commence par dire: "OOOOh l'autre! Mais non pas du tout!" puis qui réfléchit un peu et finit par déclarer: "Je ne sais rien de plus que les autres hommes, si ce n'est qu'ils croient savoir quelque chose et que je sais que je ne sais rien". (Un des plus prestigieux disciples socratiques, Jean Gabin, entreprend de mettre cette pensée en musique en 1974. Il écoulera 500 00 exemplaires de son 45 tours, "Maintenant je sais", preuve que l'enseignement de Socrate a su traverser les époques et trouver un écho favorables auprès des jeunes oreilles issues du baby boom).

Jean Gabin, un Socrate sans la barbe

Fort de son savoir (c'est à dire: rien), Socrate commence, avec un courage qu'il faut saluer, à enseigner aux hommes leur ignorance. Ainsi, il va nu-pieds dans les rues d'Athènes, habillé comme un malpropre, pas rasé, pas lavé, tentant de convaincre tout un chacun qu'il ne sait rien du tout. Comment s'étonner après cela que les enfants lui lançe des pierres?
Au début on le laisse faire, car on le prend un peu en pitié. Mais peu à peu des bandes de jeunes désoeuvrés commence à s'intéresser à son enseignements, d'autant qu'il ne nécessite que très peu de facultés intellectuelles. (Socrate: "Les gars, faut savoir un truc, c'est que vous savez rien...", les gars: "Ouaiiiiiis!")
Arrive ce qu'il devait arriver: excédé par les bruits de mobylette qui pétaradent dans les rues endormies jusqu'à plus d'heures, les Athéniens se plaignent, le parti démocratique l'accuse de pervertir la jeunesse. En 399 Socrate est condamné à boire la cigüe. Au début, il n'est pas contre car il est persuadé qu'il s'agit d'une nouvelle boisson du genre "smart drink" dont raffole tant les jeunes. Il déchante lorsqu'on lui apprend que c'est en réalité du poison, destiné à le faire mourrir dans d'atroces souffrances.
Face à son manque d'entousiasme, la police athénienne menace de lui arracher les poils de sa barbe un par un s'il n'avale pas le liquide sur le champ. Un policier, plus gentil que les autres, lui propose de lui pincer le nez, car la cigüe sent très mauvais.
Socrate cesse donc de chouiner, boit le poison et meurt.
Le plus beau est que notre philosophe, durant sa longue vie, ne s'est pas donné la peine d'écrire une seule ligne.  Du coup, ses propos proviennent exclusivement du bouche à oreille, de vagues "on dit" et de cancans athéniens, ce qui laisse un doute sur la véracité de leur contenu.
Si ça se trouve, il voulait pas dire ça. Peut-être qu'il a seulement dit: "Je sais tout" ou "Foutez-moi la paix avec vos âneries!" ou "J'adore les carottes rapées avec un filet de citron".  Mais maintenant c'est trop tard.
Et j'ose le déclarer à la face du monde: "Tant pis pour toi, feignasse!"

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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 09:31

Souvent, au milieu de la nuit, lorsque le sommeil tarde à venir, nous nous demandons les raisons de la venue des internautes sur le blog de la philotropie. Curiosité ? Intarissable soif de connaissance ? Erreur de manipulation ? Un peu de tout ça, nous répondent les statistiques d’overblog, à la rubrique « mot-clé ».

Les agressifs :
jeu de lance hache sur jacques-chirac

Les amoureux de Chimène Badi ET de la langue française :
chimene badi tout c'est chanson en parole

Les linguistes :
comment dire bonjour ?on fianc? 

 
Les thématiques :
texte de chansons sur venise
"chim? badi" moche

Les conseilleurs :
saez devrait pas hysteriques

Les poètes :
l'amour est cerise
poeme poule

 

 

 Les anxieux :
que devient raffarin

Les pratiques
centre commercial bobigny ii
la taille de florent pagny

Les angoissés métaphysiques :
pourquoi les voeux
est-il possible d'etre heureux au boulot

Comme on peut le constater, si la philotropie mène à tout, tout mène à la philotropie. Et nous nous en réjouissons.

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30 septembre 2005 5 30 /09 /septembre /2005 00:00

Jack Lang, cette formidable bête politique est, comme chacun le sait, friand d'art contemporain. Un jour qu'il visitait une galerie, en quête de nouvelle sensations inédites, il tombe en arrêt devant les travaux d'un jeune artiste qui lui semble particulièrement novateur et frais : Javel de la Poujade. Littéralement envouté par la puissance et le charme qui se dégage de cet oeuvre, il décide d'acheter sur le champs une série de 5  tableaux à l'achrylique sur toile intitulée "Prout !".


Formidable !

A peine rentré chez lui, il installe au mur ses nouvelles acquisitions. Quelques temps après, son ami Fidel Castro, à Paris pour quelques jours, lui rend visite. L'occasion est trop belle de faire découvrir au dictateur - mais néanmoins très gentil - cubain l'oeuvre de Javel de la Poujade.


Accueil mitigé de la part de Fidel.

Fidel n'est pas totalement convaincu par les travaux de l'artiste, Jack est profondément dépité. Le soir même, il aura un geste qui va prouver toute la gravité de sa détresse : après avoir emprunté la tondeuxe électrique de sa femme de chambre portuguaise, Jack, seul dans sa salle de bain, décide de se raser la tête. Fort heureusement, il n'ira pas jusqu'au bout de son geste.
Doté pour l'occasion d'une nouvelle coupe de cheveux, il entame une tournée des discothèques sous le nom de Désireless II. Un soir, Lionel Jospin, présent dans la salle, le reconnaît. Il lui somme de choisir entre les paillettes du show biz et la défense des pauvres gens. Déchiré, Jack promet de revenir dès que ses cheveux auront repoussés. Lionel accepte le deal. Le music hall perd un artiste, mais les pauvres gens retrouvent avec soulagement celui qui les a toujours défendus.


Jack dans les loges du Coconut's de Villetaneuse

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23 septembre 2005 5 23 /09 /septembre /2005 00:00

Le philotrope, toujours à l’affût d’une noble cause à défendre, à décidé de soutenir sans réserve le juste combat des conducteurs de 4X4 en ville qui depuis quelques temps sont l’objet de critiques totalement injustifiées de la part de personnes aigries et jalouses qui n’ont même pas les moyens de s’acheter un vélo pour se déplacer.

Si l'on veut bien être objectif, on constera rapidement que le 4X4 ne présente que des avantages.

Grâce à des roues un peu plus grosses que la moyenne, le 4X4 offre une stabilité exemplaire. Et lorsqu'on est coincé depuis une heure dans un embouteillage rue de Rivoli, c'est un atout non négligeable. De plus, le conducteur se trouve élevé à plusieurs métres du sol, ce qui lui évite de respirer les gaz d'échappement des autres véhicules. C'est écologique. Mieux encore: la hauteur de vue qu'il confère permet au conducteur d'élever son esprit jusqu'à des cîmes rarement atteintes. Le conducteur de 4x4 est naturellement plus intelligent.

Jean Marc nous présente avec fierté le nouveau 4x4 qu'il vient d'acquérir. "J'irai faire un tour dès que j'aurais trouvé le moyen d'atteindre la portière" nous confie-t-il avec excitation.

 

On dit que le 4x4 gêne la circulation. C'est faux! Il contribue à réduire le parc automobile des grandes villes qui envahit chaque jour les rues de leur présence aussi inutile que salissante. En effet, lorsque un 4X4 tente de faire un créneau, ce n'est pas moins de 2 véhicules qui disparaissent définitivement. Moins de voiture = moins de pollution. C'est ingénieux, mais encore fallait-il y penser, messieurs les écologistes!

 Même pour aller chercher le pain, Yannick ne se sépare jamais de son 4x4 préféré. "Et puis c'est pour la bonne cause" ajoute-t-il, débonnaire.

 

S'il y a une chose que les adversaires du 4X4 en ville ne supportent pas, c'est la classe naturelle qui émane de leur conducteur. Damien nous confie: "Avant, j'avais une ford fiesta et je me sentais quelconque, plutôt moche. J'avais une coupe ridicule, des polos informes avec "fruit of the loom" marqué dessus et je fumais des marlboro qui me jaunissais les dents. La loose totale!" Depuis que j'ai mon 4X4, c'est dingue comme j'ai pu changer. Je me coupe moi-même les cheveux et je laisse enfin ma veine créatrice s'exprimer en toute liberté, je suce des bretzels et j'ai jeté tous mes polos à la poubelle. Et je peux vous dire une chose : avec les femmes, ça marche du tonnerre de Dieu!"

 

Yannick une nouvelle fois victime des jaloux : on lui a encore crevé ses pneus. "Pas grave, rigole t-il, j'ai la positive attitude. Un petit bretzel, une pose flashy, comme ça je serais capable d'attendre le dépanneur pendant des heures!"

 

Quoiqu'il arrive, et n'en déplaise aux aigris, le 4x4 en ville est là pour durer. Pour preuve, Toyota vient de dévoiler ses derniers prototypes. Les années à venir verront l'apparition de 4x4 aux formes plus agressives, avec des volumes optimisés qui permettront de caser tous les bagages pour les week end à impronptus Deauville.

 

Le modèle  XSS Sport de Toyato disponible en vert bouteille et rouge pompier. On notera l'aérodynamisme des lignes, pour un coefficient de pénétration dans l'air frôlant le zéro.

 

Le TX67, modèle conçu spécialement pour un usage famillial. L'espace arrière est aménagé en salle de jeux pour les enfants, avec table de ping pong et raquettes en option. Avec ses 500 litres au 100, ce modèle séduira tout particulièrement les petits budgets.

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Published by Grédisset - dans philotropie
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24 août 2005 3 24 /08 /août /2005 00:00

 


Chimène: "Et que penses- tu de Jean Romuald?"

Tomber amoureux fait partie de ces choses qui peuvent contribuer à égailler l'existence de tout un chacun, au même titre que suivre une émission de Patrick Sébastien un samedi soir ou aller s'acheter un kebab salade-tomate-oignon au suédois du coin. Nous sommes d'accord.
REtomber amoureux, c'est à peu près la même chose, sauf que cette fois, on ne nous y reprendra pas à prendre de la sauce piquante.
Chimène Badi, jeune artiste française dont la prestigieuse discographie la place d'ores et déjà à la droite de Barbara et à la gauche d'Annie Cordy, a décidé, non sans un certain courage, de traiter de ce thème épineux à travers sa chanson "Retomber amoureux".

Il y a bien longtemps qu'on ne se parlait plus
Il y a bien longtemps qu'on ne se plaisait plus
Il y a bien longtemps qu'on ne s'était pas dit
Le prénom d'un enfant dont on aurait envie


Lorsque la chanson débute, nous comprenons bien vite que tout va mal entre Chimène et son fiancé : D'abord, ils ne se parlent plus, ce qui peut représenter un véritable handicap lorsque vous ne vous souvenez plus où est le programme télé. Plus grave : ils ne se plaisent plus. Chimène trouve que son fiancé est con et moche, alors que de son côté le fiancé pense exactement la même chose à son encontre. Heureusement, dans la mesure où ils ne s'adressent plus la parole, ils restent l'un et l'autre dans l'ignorance de ce profond mépris, ce qui nous évite des vers du genre "Je lui ai dit espèce de fumier, il m'a répondu : c'est c'lui qui dit qui y est".
Cerise sur le gateau, ils ne veulent même plus faire d'enfant, et ont d'ailleurs stoppé toute recherche concernant un éventuel patronyme qui pourrait permettre de l'identifier sans trop de difficultés au milieu d'un bac à sable. En résumé, il y a de l'eau dans le gaz entre Chimène et son fiancé.
Et là, c'est le miracle:


Et puis un jour tout est fini, c'est là que tout a commencé
Quand on s'est dit "on se quitte", on ne s'est plus jamais quittés


Qu'on imagine l'extrème confusion qui a dû rêgner ce jour-là au sein du couple.Dans quel abîme de perplexité s'est subitement retrouvé le fiancé lorsque Chimène lui a annoncé: "Je te quitte" tout en restant affalée comme une baleine échouée sur la canapé du salon? Sentant sans doute son esprit vasciller, il a marmoné "moi aussi", puis est parti faire la vaisselle.  D'où le statu quo qui s'est installé durablement au sein du couple. Pour ma part,je ne vois pas d'autre explication.
Bien que la situation soit pour le moins curieuse (on imagine leurs amis, en visite pour l'apéritif: "Alors comme ça, c'est fini entre vous et ça vient de commencer? Chimène, pourquoi tu mets ces cacahuètes dans tes narines? Vous êtes sûr que ça va tous les deux?") Chimène en tire quelques maximes définitives qu'elle nous expose dans le refrain:


Retomber amoureux de la personne qu'on aime
Retomber amoureux et de nouveau se dire "je t'aime"
Retomber amoureux de la personne qu'on aime
Etre heureux d'être heureux, différents mais toujours les mêmes


Deux choses dans ces vers interpelleront les esprits, même les moins clairvoyants : retomber amoureux de la personne qu'on aime, c'est, comment dire... Marcher dans une crotte de chien alors qu'on a déjà le pied dans le caca. En un mot, c'est impossible. Et d'un point de vue scientifique et logique, c'est une incongruité.

Mais que dire alors de "être heureux d'être heureux?" Est-ce le pendant optimiste du fameux "peur d'avoir peur"? Et peut-on envisager d"être heureux d'être heureux d'être heureux"? Et est-ce que ça ne fait pas mal à la tête au bout d'un moment?
On pourrait imaginer pour le moins que Chimène va nous apporter, dans la suite de sa chanson, des éléments de réponse qui nous permettrait de nous extirper de cet affreux marasme existentiel qui nous assaille soudainement. Mais non, Chimène préfére passer à autre chose, c'est à dire le récit laconique des splendeurs passées de ce couple incertain.


Il y a bien longtemps les dîners aux chandelles
Il y a bien longtemps les petits câlins à l'hôtel
Et le jour qui se lève, dire bonjour aux voisins
Se prendre pour Adam et Eve et croquer dans le même pain


A la lecture de ces lignes, on entrevoit quel Eldorado a dû être la vie quotidienne des deux amoureux : des dîners au chandelles au Buffalo Grill du coin, des nuits  d'amour sans fin à l'hôtel Première Classe, situé juste à côté du restaurant de cowboy, et pour finir, la tournée des chambres : "Bonjour, c'est Chimène Badi, ça c'est mon amoureux, on s'est quitté, mais je comprends pas, il est toujours là. Enfin, c'est pas grave, l'essentiel c'est d'être heureux d'être heureux".
Pour finir en beauté, on apprend qu'Adam et Eve disposait d'une boulangerie pâtisserie à deux pas de chez eux, ce qui leur permettait de croquer dans le même pain, au petit déj' avant d'aller au boulot.

Lorsque les dernières notes s'éteignent, l'auditeur reste perplexe : est-ce que les choses ont fini par s'arranger pour Chimène? Prend-elle bien ses médicaments tous les jours?
Plus sérieusement, pourrait-elle nous transmettre une chronologie précise de son histoire amoureuse? Parce que là, je n'y comprends plus rien. Est-elle encore avec machin? Si oui, est-elle retournée au Buffalo Grill ou cet endroit fait-il définitivement partie des splendeurs passées? Si non, a-t-elle essayé Léon de Bruxelles, et si oui, s'y est-elle sentie heureuse d'être heureuse, voire légérement différente tout en étant la même?
Nous somme preneurs de toute information sérieuse à ce sujet.


Chimène Badi, heureuse d'être heureuse

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17 août 2005 3 17 /08 /août /2005 00:00

La possibilité d’une île

Sur un coup de tête, Pierre avait décidé de partir en week end, au bord de la mer. Redoutant le désarrois qui ne manquerait pas de s’abattre sur lui après quelques heures passées à arpenter la jetée, il avait demandé à Sylvie, sa collègue du ministère, de l’accompagner. Contre toute attente, celle-ci avait accepté. L’éventualité d’un refus était de toute façon peu probable ; Sylvie, de toute évidence, appartenait depuis une éternité à cette catégorie de célibataire sans liaison connue qui hante les grandes métropoles et leur banlieue. Peut-être même n’avait-elle jamais connu les émois d’une relation charnelle, et la proposition, bien qu’émanant d’un spécimen peu attractif de la gente masculine, avait été accueilli avec chaleur, tempérée toutefois par un zeste d’incrédulité.
Le samedi matin, Pierre alla chercher Sylvie dans sa clio bleu lilas. Elle habitait à Bobigny, au 14ème étage d’une tour à la limite de l’insalubrité.
 Pendant le voyage, Sylvie s’étendit avec complaisance sur ses conditions de vie, qu’elle jugeait « déplorables », et n’avait pas de mots assez durs pour l’Opac Hlm qui gérait ce parc de logement. Les boîtes aux lettres étaient systématiquement cassées et, selon elle, il ne se passait pas un jour sans qu’un jeune ne lui mette la main aux fesses, dans la cage d’escalier ou en sortant de l’ascenseur. A cette évocation, une certaine fierté transparaissait dans sa voix. Pierre s’en fit la remarque puis passa à autre chose en s’allumant une cigarette.
L’hôtel qu’il avait réservé donnait sur port, et l’atmosphère était envahie par une terrible odeur de poisson mort qui semblait vous suivre en tout lieu, pénétrer vos vêtements et y rester désespérément accroché pour le reste des siècles. « On s’y fait très vite » avait déclaré avec un soupçon de mépris dans la voix le gérant de l’hôtel, sorte de rebut post soixante huitard reconverti dans l’industrie hôtelière low cost.
Le type leur avait montré la chambre, qui donnait dans l’arrière cour. « Et interdiction de fumer ! » avait-il dit avant de refermer la porte. Sylvie tournait lentement sur elle-même afin sans doute de prendre toute la mesure de la pièce qui l’entourait. Assis sur son lit, Pierre l’observait. Elle avait tout de même terriblement l’air cloche. En plus elle avait un gros cul, il pouvait aisément le constater, et l’espèce de robe paysanne qui l’affublait n’arrangeait rien à l’affaire.
Elle finit par décréter que l’endroit était pittoresque, puis s’étala sur son lit avec un long soupir, comme si cette constatation lui avait demandé un effort démesuré.
Il était encore tôt, Pierre proposa une ballade le long de la mer avant de s’enquérir d’un restaurant pour le soir. Sylvie était d’accord. Du reste elle était d’accord avec tout. Elle semblait heureuse, comme s’il s’agissait du plus beau jour de sa vie. Pierre était plus nuancé à ce sujet, bien qu’un discret sentiment de bien-être l’envahissait peu à peu : il savait que, le moment venu, enthousiaste comme elle était,  elle ne ferait pas trop de manière. Peut-être même se montrerait-elle volontaire, voire passionnée…
Tandis qu’ils se promenaient le long de la jetée, Pierre sentait le désir monter en lui. Mais comment faire pour lui faire comprendre son ardeur ? Occupée à ramasser des petits cailloux qu’elle lançait aussitôt dans les flots avec un petit cri de victoire, elle semblait si loin de tout ça.
Soudain inspiré, il s’écria « Regardez Sylvie ! Cette île, au loin, comme elle est jolie ! »
Sylvie avait beau plisser les yeux, elle ne voyait rien, et pour cause. Pierre cependant insistait. « Regardez mieux ! Le reflet du soleil doit vous gêner. Baissez vous, vous allez voir ».
Elle se mit à quatre pattes, scruta la mer avec plus d’acharnement encore.
 « Non, décidemment Pierre, je ne vois rien. Cela étant, ça ne m’étonne pas trop. Je connais bien la carte de la région et la possibilité qu’il y ait une île à cet endroit précis est plus que douteuse, si vous voulez mon avis .»
Mettant à profit ce temps de réflexion, Pierre avait soulevé la jupe paysanne de Sylvie et commencé de la besogner.
Lorsqu’il eut finit, Sylvie regardait toujours l’horizon. « Décidemment : non. Ah Attendez ! Peut-être là-bas ? Mais non… »
Pierre remonta sa braguette avec lenteur.
C’était le bon moment pour commencer à déprimer.

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17 août 2005 3 17 /08 /août /2005 00:00

Il y a peu, un vent de jeunesse soufflait sur le blog grâce aux admirateurs de notre ami Damien Saez qui s'en sont donnés à coeur joie dans les commentaires. Hélas, ils semblent tous être partis aux JMJ, et la fréquentation du blog est en berne depuis quelques jours...
Heureusement j'ai eu une idée. Grâce à de solides appuis dans le monde de l'édition, j'ai pu me procurer le tout dernier roman de Michel Houellebecq, que je publie en exclusivité. J'espère que Michel ne m'en voudra pas trop (Déjà qu'on est resté fâché pendant 2 ans pour une histoire de ticket de métro prêté et soit disant jamais rendu).
J'ai bon espoir que, grâce à ce scoop, l'audience du blog reparte à la hausse et que les feux de la philotropie un instant assoupis reprennent tout leur éclat.


Non, Phil, tu ne m'as jamais rendu ce ticket.

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1 juillet 2005 5 01 /07 /juillet /2005 00:00
Il nous a été récemment donné l'occasion de découvrir par le bais de Marinette, charmante petite cousine hystérique à tendance gothique de 13 ans et demi, l'existence d'un jeune et talentueux artiste nommé Damien Saez.
Nous avons donc parcouru l'immensité de la toile tel le proverbial pèlerin en quête de vérité, et au hasard du chemin nous sommes tombés sur ce qui semble être le rendez-vous obligé des jeunes penseurs de demain, je veux parler du site skyblog. Parmi la multitude de blogs qui s'offrait à nous, d'aucuns traitaient du jeune Damien Saez en termes élogieux qui confirmaient avec éclat l'enthousiasme exacerbé de Marinette ("Se keum je le kiff tro en plus il trop bo

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Damien est né avec un seul doigt à sa main droite, et il n'en n'a pas honte




















Une terrible excitation intellectuelle s'est aussitôt emparée de moi : il fallait que je sache, moi aussi, quel était le message distillé par ce jeune barde tro bo. En un mot, mon voeux le plus cher était de kiffer de concert avec les intellectuels prépubères du Skyblog et de sentir tout mon être vibrer à la seule évocation de ce nouveau maître à penser.

Pour ce faire, rien de tel que de s’imprégner à tête reposée de quelques paroles de chanson afin d'en retirer la substantifique moelle. Mon dévolu s'est immédiatement jeté sur "Je veux du nucléaire", au titre assez prometteur.

Enfant d'une génération ratée
Qui pensait qu'à rêver
De drapeaux blancs
Moi j' veux du nucléaire
J' veux du sexe et du sang
Des bombes dans le RER
Même si je ne suis qu'un enfant

D'emblée, nous découvrons le terrible malheur qui a frappé Damien Saez dès sa naissance : il est l'enfant d'une génération ratée qui rêvaient de drapeau blanc. Chacun a les rêves qu'il peut, mais il faut bien avouer, en l'occurrence, qu'un drapeau blanc n'offre, en matière d'onirisme, que des perspectives bien limitées. Encore, si l'on rêve d'un drapeau blanc situé à quatre où cinq mètres, ça va encore : avec un peu de chance, s'il y a du vent, il bouge, ça crée un semblant d'animation. Mais si on a les nez dessus, c’est tout blanc, c’est monotone.
Terrible conséquence de ce laisser aller : maintenant Damien veut du nucléaire. Donc, si j’ai un conseil à donner aux futures mères, c’est d’arrêter tout de suite de rêver de drapeaux blancs si elles ne veulent pas donner naissance à un enfant qui leur demandera une centrale nucléaire dès leur premier Noël.
Mais Damien ne s’arrête pas là : il veut également du sexe, du sang et des bombes dans le RER. Pour le sexe, ça peut se comprendre, on en est tous un peu là. Pour le sang, la motivation exacte ne nous apparaît pas clairement. Pour les bombes dans le RER, nous sommes dans l’expectative. Selon nos sources, Damien, qui a su rester simple malgré son immense succès, continue de prendre les transports en commun, et il en a marre d’être boudiné dans un wagon tous les matins quand il va au bureau. Observateur, il a constaté qu’une bombe dans le RER avait pour conséquence de diminuer de façon sensible la fréquentation des transports en commun. Résultat : on y respire mieux, et parfois même, on réussit à trouver un place assise entre Nation et châtelet. Damien est un garçon pratique.

Enfant d'une génération ratée
Vautré devant la TV
On se branle devant les bombardements
Mon dieu que c excitant
Moi j' veux du nucléaire
J' veux du sexe et du sang
Des bombes dans le RER
Même si je ne suis qu'un enfant

Dans ce couplet, on en apprend un peu plus sur le mode de vie du jeune Damien : il passe ses journées devant la télé, ce qui explique sans doute sa grande connaissance des problèmes géo politiques contemporains. Il lève également un voile pudique sur ses pratiques sexuelles : il est le fervent adepte d’un onanisme débridé devant les bombardements. Mais je tiens à mettre en garde le citoyen lambda qui serait tenté par une telle expérience : seul un artiste de la trempe de Damien Saez peut s’enorgueillir d’atteindre un quelconque résultat dans ces conditions extrêmes.
Le reste du couplet répète le couplet précédent, donc si vous n’avez pas compris, lire au dessus.
A la lecture du troisième couplet, je suis pris d’une immense lassitude. Trop d’émotion sans doute. Il faut que j’aille me reposer.
Il nous a été récemment donné l'occasion de découvrir par le bais de Marinette, charmante petite cousine hystérique à tendance gothique de 13 ans et demi, l'existence d'un jeune et talentueux artiste nommé Damien Saez.
Nous avons donc parcouru l'immensité de la toile tel le proverbial pèlerin en quête de vérité, et au hasard du chemin nous sommes tombés sur ce qui semble être le rendez-vous obligé des jeunes penseurs de demain, je veux parler du site skyblog. Parmi la multitude de blogs qui s'offrait à nous, d'aucuns traitaient du jeune Damien Saez en termes élogieux qui confirmaient avec éclat l'enthousiasme exacerbé de Marinette ("Se keum je le kiff tro en plus il trop bo

.
Damien est né avec un seul doigt à sa main droite, et il n'en n'a pas honte











Une terrible excitation intellectuelle s'est aussitôt emparée de moi : il fallait que je sache, moi aussi, quel était le message distillé par ce jeune barde tro bo. En un mot, mon voeux le plus cher était de kiffer de concert avec les intellectuels prépubères du Skyblog et de sentir tout mon être vibrer à la seule évocation de ce nouveau maître à penser.
Pour ce faire, rien de tel que de s’imprégner à tête reposée de quelques paroles de chanson afin d'en retirer la substantifique moelle. Mon dévolu s'est immédiatement jeté sur "Je veux du nucléaire", au titre assez prometteur.

Enfant d'une génération ratée
Qui pensait qu'à rêver
De drapeaux blancs
Moi j' veux du nucléaire
J' veux du sexe et du sang
Des bombes dans le RER
Même si je ne suis qu'un enfant

D'emblée, nous découvrons le terrible malheur qui a frappé Damien Saez dès sa naissance : il est l'enfant d'une génération ratée qui rêvaient de drapeau blanc. Chacun a les rêves qu'il peut, mais il faut bien avouer, en l'occurrence, qu'un drapeau blanc n'offre, en matière d'onirisme, que des perspectives bien limitées. Encore, si l'on rêve d'un drapeau blanc situé à quatre où cinq mètres, ça va encore : avec un peu de chance, s'il y a du vent, il bouge, ça crée un semblant d'animation. Mais si on a les nez dessus, c’est tout blanc, c’est monotone.
Terrible conséquence de ce laisser aller : maintenant Damien veut du nucléaire. Donc, si j’ai un conseil à donner aux futures mères, c’est d’arrêter tout de suite de rêver de drapeaux blancs si elles ne veulent pas donner naissance à un enfant qui leur demandera une centrale nucléaire dès leur premier Noël.
Mais Damien ne s’arrête pas là : il veut également du sexe, du sang et des bombes dans le RER. Pour le sexe, ça peut se comprendre, on en est tous un peu là. Pour le sang, la motivation exacte ne nous apparaît pas clairement. Pour les bombes dans le RER, nous sommes dans l’expectative. Selon nos sources, Damien, qui a su rester simple malgré son immense succès, continue de prendre les transports en commun, et il en a marre d’être boudiné dans un wagon tous les matins quand il va au bureau. Observateur, il a constaté qu’une bombe dans le RER avait pour conséquence de diminuer de façon sensible la fréquentation des transports en commun. Résultat : on y respire mieux, et parfois même, on réussit à trouver un place assise entre Nation et châtelet. Damien est un garçon pratique.

Enfant d'une génération ratée
Vautré devant la TV
On se branle devant les bombardements
Mon dieu que c excitant
Moi j' veux du nucléaire
J' veux du sexe et du sang
Des bombes dans le RER
Même si je ne suis qu'un enfant

Dans ce couplet, on en apprend un peu plus sur le mode de vie du jeune Damien : il passe ses journées devant la télé, ce qui explique sans doute sa grande connaissance des problèmes géo politiques contemporains. Il lève également un voile pudique sur ses pratiques sexuelles : il est le fervent adepte d’un onanisme débridé devant les bombardements. Mais je tiens à mettre en garde le citoyen lambda qui serait tenté par une telle expérience : seul un artiste de la trempe de Damien Saez peut s’enorgueillir d’atteindre un quelconque résultat dans ces conditions extrêmes.
Le reste du couplet répète le couplet précédent, donc si vous n’avez pas compris, lire au dessus.
A la lecture du troisième couplet, je suis pris d’une immense lassitude. Trop d’émotion sans doute. Il faut que j’aille me reposer.

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Published by Philippe Grédisset - dans people
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20 juin 2005 1 20 /06 /juin /2005 00:00

C'est dans un petit restau du Marais que nous retrouvons Jacques Mercier pour cet entretien à bâton rompu. Sa légendaire casquette vissée sur le crâne, la moustache frétillante, il vide un double Martini on the rocks, le coude lourdement appuyé sur le comptoir. Lorsqu'il m'aperçoit, il s'exclame: "C'est vous le philotrope! Je l'aurais parié!" Puis il me prends par le bras et m'entraîne à une petite table près de la fenêtre. Nous commandons chacun un menu à 14,95. Tout en rongeant un croûton de pain pour tromper l'attente, je lance mes premières questions.

 

Le philotrope : Jacques Mercier, comment devient-on le penseur français le plus influent en ce début de nouveau millénaire.
Jacques Mercier : Franchement, je sais pas trop.
LP: Au japon, on vous considère comme un dieu vivant. Des mugs, du papier toilette, des rouleaux de papier peint sont imprimés à votre effigie. Le 28 mars dernier, 15 japonais âgés de 21 à 67 ans se sont immolés par le feu sous prétexte qu'ils n'avaient pas compris le chapitre 12 de votre dernier livre ("Le pédantisme foireux pour échapper au suicide" Ed Les Belles Lettres). C'est dingue tout cet engouement, non?
JM : Je sais pas trop quoi vous dire.
LP : Jacques Mercier, je vous sers du vin ?
JM : Ah oui !
LP : Et sinon, bien, tranquille, ou quoi ?
JM : Bien…
LP :  Jacques Mercier, il ne me reste plus qu’à vous remercier pour cet entretien que vous avez bien voulu nous accorder.
JM : C’était sympa, on recommencera. Vous mangez pas vos œufs mimosas ?

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Published by Grédisset - dans philotropie
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