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Qu'est-ce ?

 Ce blog a pour but de promouvoir la philotropie à une échelle mondiale. Qu'est-ce que la philotropie ? C'est une alternative à la philosophie qui inclut dans son domaine de recherche les apports encore mésestimés de nouveaux penseurs tel que Florent Pagny ou David et Jonathan.

Les Nouveautés

28 décembre 2004 2 28 /12 /décembre /2004 00:00

Il est de bon ton, dans les milieux autorisés de la pensée contemporaine, de faire des gorges chaudes de Patrick Bruel. Chacun est convaincu, avec la vaniteuse arrogance qui caractérise ce petit aréopage mondain, que ce bellâtre touche à tout est un philosophe à la pensée originale et novatrice. La réalité est beaucoup moins reluisante.

En novembre 1980, Patrick Bruel (qui s’appelle encore Patrick Benguigui) se rend pour une raison qui nous échappe encore dans la Creuse, plus précisément à Bourganeuf, petite ville située non loin d’Aubusson. Nous sommes samedi soir et Patrick, après avoir poussé la porte des trois estaminets qui parsèment la ville, hère comme une âme en peine. Il avise alors une affiche placardée sur un pauvre mur de torchis : « Ce soir grand bal, avec Jacky Bruel et son accordéon ». Son sang ne fait qu’un tour. Après un copieux repas avalé à l’auberge des voyageurs, notre homme se dirige vers la place du village, là même où la disco-mobile est installée pour une de ces soirées de folie et de bonne humeur qui égaye des ses strass le morne quotidien bourganeuvien

 Une fois la main affublée d’un odieux tampon dégoulinant d’encre grasse, Patrick pénètre dans le  modeste chapiteau. Et là, c’est la révélation : sur la scène, au milieu des fumées de mauvais tabac, se dresse un être inouï, « larger than life » comme disent les américains. Tapant du pied comme un beau diable, ce matador de la scène entraîne la foule en liesse dans une folle sarabande tandis que les banderilles célestes de son accordéon magique strient les cœurs des jeunes filles, dégoupillent les braguettes des jeunes garçons… Cet homme, c’est Jacky Bruel.

Patrick, tapis dans l’ombre, n’en perd pas une miette. Mieux, il note fébrilement sur un petit calepin de moleskine tous les petits trucs de scène du maître :  paume vers le haut, bras tendu qui balaye l’assistance, sourire asymétrique, sourcils en accent circonflexe : bref, tout ce qui, des années plus tard,  constituera la base de la soi-disant « personnalité » de celui qui se fera appeler « Patrick Bruel ».

Mais si le pillage s’arrêtait à la gestuelle, ce ne serait qu’un moindre mal. Après tout, Bernard Henri Lévy a bien tout piqué à Yves Montand sans que cela ne choque personne.

 

Avec un tel numéro de téléphone, normal que les contrats tardent à tomber.

 

Un exemple parlera mieux que mille démonstrations…

Voici le refrain d’une chanson signée Jacky Bruel :

 

On s’était dit rendez-vous au bistrot

Même jour, même heure, même poivrots

On verra bien qui c’est qui tiendra debout

Avec dix pastagas dans les genoux

 

Et maintenant le refrain de « Place des grands hommes »

 

On s'était dit rendez-vous dans 10 ans
Même jour, même heure, même pommes
On verra quand on aura 30 ans
Sur les marches de la place des grands hommes

 

Autre exemple, encore plus flagrant :

 

Paroles de Jacky Bruel :

Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer tout seul,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer chez moi,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' fermer ma gueule,
Si, ce soir, j'ai envie d' me garnir le cornet

Allez la patronne, encore un godet !

 

Paroles de l’usurpateur :

Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer tout seul,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer chez moi,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' fermer ma gueule,
Si, ce soir, j'ai envie d' me casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

 

On notera au passage l’appauvrissement subit par les textes afin de les rendre plus « présentables », quitte à en dénaturer le sens.

 

Mais grâce à ce blog, la vérité est enfin en marche. Un jour, à n’en pas douter, elle finira bien par triompher.
Vous qui lisez ces lignes, faites passer le message : il n’y a et il n’y aura jamais qu’un Bruel : Jacky !

 

 

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Published by Philippe Grédisset - dans people
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commentaires

Marion 20/07/2005 11:49

Oh, drâme !

Mon héro de la chanson française trainé dans la boue ignoblement !

Lui qui a toujours su élever les foule etle niveau intellectuel de la chanson française !
Votre article est mesquin, l'art de la musique est aparement incompris ici !

Patrick Bruel est un grand homme, tout le monde le sait, il le dit dans sa chanson, et s'il le dit c'est forcément vrai !

Signé Marion, une fan anonyme

PS : j'aime beaucoup Damien Saez aussi, il a des textes tellement profonds, c'est un po(u)ète rebelle comme la musique n'en a que trop peu (ou pas).

Jacques Mouf 01/02/2005 08:40

Me voilà démasquer.
Mon commentaire était biensur ironique et tentait de répondre et tentait de répondre au sérieux de l'article par un ton équivalent!
Continue comme ça.

Phil Grédisset 31/01/2005 18:20

Merci de votre visite, Anata.  Je suis très fier que la philotropie puisse vous intéresser.
Concernant le message précédent, je pense qu'il provient de BHL lui-même, qui aime bien à se faire appeler Jacques Mouff lorsqu'il surfe incognito sur le web. Quel petit coquin!

Anata 31/01/2005 18:06

Hmm... Le ton du commentaire précédent me semble bien sérieux, mais j'espère que c'était tout de même de l'ironie.

En tout cas, ne te laisse pas décourager par d'éventuelles mauvaises interprétations de tes articles. Je trouve ton blog génial, je viens de regarder l'ensemble des messages que tu y as laissés depuis sa création, ça m'a procuré un bien agréable moment de détente. Je repasserai régulièrement, c'est certain. :)

Alors surtout, continue sur ta lancée. J'ai hâte d'accroître mes connaissances sur la philotropie!

Jacques Mouf 18/01/2005 16:03

Il est décidémment de bon ton actuellement de trainer dans la boue les grandes figures de la pensée contemporaine. Après la kabale menée par certains contre BHL, les voici maintenant qui s'en prennent à Patrick Bruel! C'est inacceptable!
Sachez d'abord que vos renseignements, quelqu'en soit la source sont érronés. Patrick Bruel s'appelle en réalité Maurice Benguigui et non Patrick Benguigui. De plus vous semblez occulter ses efforts de vulgarisation à destination du grand public (je pense ici particulièrement à Profs). Je peux l'affirmer sans honte, et m'opposer ainsi à vous, Patrick Bruel a fait plus pour dispenser sa pensée unique au plus grand nombre que la plupart des intelectuels de sa génération. Ces accusations de plagiat ne méritent même pas de réponse!
Quant à BHL je lui renouvelle mon soutient. Supporter Arielle Dombasle depuis tant d'année est un combat qui mérite le respect!