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Qu'est-ce ?

 Ce blog a pour but de promouvoir la philotropie à une échelle mondiale. Qu'est-ce que la philotropie ? C'est une alternative à la philosophie qui inclut dans son domaine de recherche les apports encore mésestimés de nouveaux penseurs tel que Florent Pagny ou David et Jonathan.

Les Nouveautés

8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 00:00

 

Les fabricants de cartes n'hésitent pas à jouer sur la corde sensible pour vendre plus.


Les plus rigides d'entre nous rétorquerons: "Parce que ça se fait!". C'est une réponse qui , quoi qu'on puisse penser de son laconisme brutal, tend tout de même à limiter sérieusement le champ de la réflexion. Et ici, on n'aime pas trop se faire limiter le champ de la réflexion, ok ?

Réflechissons donc un peu : au delà du simple respect d'une coutume séculaire, quel sens profond se cache derrière (ou dessous) cette fameuse carte de voeux ?

Il semblerait que tout être humain disposant d'une boîte aux lettres en état de marche aime à recevoir ce genre de petites missives où l'on peut lire, au milieu de graphismes simplets et béats, des inscriptions du genre "Bonne santé à toi et à toute ta famille" ou bien "Prospérité pour vous tous".
Il est vrai que ces promesses sont alléchantes, et qui plus est totalement indépendantes de toute offre promotionnelle qui nous contraindrait, pour en profiter pleinement,  à s'abonner aux Chasseur Français pour les deux année à venir.
Mais quelle vérité tangible se cache derrière ces perspectives mirifiques ?
Laissons parler les chiffres:

Pour l'année 2012 :
Sur 100 personnes ayant reçu des voeux de bonne santé, 3 sont mortes d'un cancer dans l'année, 2 se sont cassées un bras, 12 ont attrapé la grippe, 52 ont fait un gros rhume, 1 s'est fait écraser par un bus en allant chercher le pain.
Eloquant, non?

Mais poursuivons...

Sur 100 personnes ayant reçu des voeux de prospérité:

13 se sont retrouvées au chômage (alors même que la courbe de la hausse s'inversait à la baisse, ou le contraire), 78 ont perdu au loto, 3 ont perdu leur porte monnaie avec l'argent des courses, 2 sont en prison pour fraude fiscale.

 A noter qu'une des personnes ayant succombé suite à un cancer avait également perdu son porte monnaie avec l'argent des courses...

Il n'est sans doute pas besoin de poursuivre plus avant ; la démonstration est faite : non seulement les cartes de voeux ne servent à rien, mais les tribunaux devraient lourdement condamner les irresponsables qui prédisent monts et merveilles à de pauvres gens crédules et sans défenses. De plus,  elles coûtent chères et  arborent le plus souvent une esthétique pitoyable qui constitue en l'espèce une offense au bon goût et à la dignité humaine.

 

Envoyez plutôt un SMS.


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Published by Philippe Grédisset - dans art de vivre
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4 février 2005 5 04 /02 /février /2005 00:00

Nous avons découvert cette image en tapant le mot "philosophie" dans le moteur de recherche "google". Devant tant de beauté il nous a été difficile de contenir une sorte de râle d'extase et nous avons immédiatement souhaité en faire profiter le philotrope internaute afin qu'à son tour il puisse profiter d'un tel choc esthétique (et pousser lui aussi son râle d'extase qui, si tout se déroule correctement, devrait ressembler à ceci: "ouuuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhh!")

Analyse de l'image
Trois personne, deux mâles, une femelle.

Mâle A:
 Plutôt jeune, affublé d'une barbichette "tendance" tandis qu'une petite mèche rebelle balaie son large front d'incorrigible winner. L'oeil rivé sur ce que l'on suppose un écran, la main crispée sur une souris au bord de l'asphixie : pas de doute, nous sommes bien en présence du proverbial "jeune cadre dynamique", force vive de la nation. 
Position debout, largement penché vers l'avant : c'est le signe d'un vif intérêt en même temps que d'une grande impatience : pas le temps de s'asseoir, il est nécessaire d'aller de l'avant.
Détails supplémentaires: il porte une chemise de couleurs pastel, une cravate jaune assortie, d'un ton plus vif : cet homme, malgré les contraintes du code vestimentaire propre aux grandes entreprises, sait se démarquer en affichant avec ostantation l'éclatante vivacité de sa jeunesse.
Une étude plus poussée révèle une alliance en or glissée au majeur de sa main droite: notre homme est respectueux des institutions : marié, peut-être déjà père, il a pris tout naturellement comme seconde épouse l'entreprise qui l'embauche.

Mâle B
Le cheveux grisonnant, le costume sombre, la cravate discrète et de bon goût: c'est le cadre supérieurdans toute son imposante sagesse. Il est assis, les mains croisées et regarde son jeune collègue travailler avec intérêt et étonnement, traduis par un soulèvement intempestif des sourcils. Que se dit-il à ce moment précis? Les suppositions fourmilent:
- Pourquoi s'emmerde t-il autant avec cette connerie?
- S'il savait à quel point je m'en tape...
- Faut que j'ai ce petit con à l'oeil. Un moment d'inattention et il est capable de me piquer ma place...
- Tu peux me raconter ce que tu veux, petit con, ici c'est moi qui décide!

Femelle C
Les cheveux courts et peignés, mise avec coqueterie, c'est le seul personnage à afficher un air satisfait alors que sa position sensiblement excentrée n'apparait guère enviable et surtout peu valorisante. Alors pourquoi est-elle contente? Peut-être tout simplement d'être là, à ce moment précis et de partager (ou tout du moins de récupérer les miettes de) ce moment de complicité entre le mâle A et B.
D'autres explications sont cependant envisageables:
-Elle est la maîtresse de B. Déçue par l'attention trop grande qu'il porte à l'écran, elle décide de se venger et lui pince discrétement la zigounette de sa main droite dissimulée. Ce qui expliquerait l'air étonné de B.
- Les troix compères sont occupés à compulser un site porno et B vient de s'exclamer: "Tiens! On dirait C!" A, lui, ne rit pas car il vient de reconnaître sa femme coincée entre deux hommes nus dans une position que la morale réprouve.

La légende: "Competence Experience and Creativity"
(Je traduis pour les non anglophiles : compétence, expérience et créativité).
A la lecture de ces trois mots, on comprend que l'interprétation ci-dessus ets définitivement nulle et non avenue.
Les clés sont, en fait, simples (spécial dédicace à Madame Bénchémoul qui a bien voulu me les expliquer):
A= Compétence
B= Expérience
C= Créativité

Regardez bien l'image à la lueur de ces nouvelles lumières:tout est enfin clair.
Dans lemonde de l'entreprise, un jeune barbichu est forcément compétent, tandis que l'homme grisonnant en costume sombre dispose nécessairement d'une grande expérience. Et dans le monde de l'entreprise, la femme, à défaut d'être compétente et expérimenté, est forcément créative! CQFD

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3 décembre 2004 5 03 /12 /décembre /2004 00:00

Pour cet homme, le choix n'est plus à faire

Je ne reviendrais pas sur l'utilisation du papier toilette, car à moins de vivre à l'état sauvage dans une contrée reculée de notre vaste monde, l'homme sait dès son plus jeune âge le profit qu'il peut tirer d'un tel accessoire.

L'observateur aguerri aura sans doute remarqué qu'au sein même des grandes surfaces, fier symboles de la prospérité française, nous sont proposés deux modèles très différents de papier toilette.
L'un se présente sous forme de rouleau. Une étude superficielle tenderait à nous faire croire qu'il s'agit d'une seule et unique grande feuille, enroulée autour d'un axe en carton. Une telle configuration entrainerait bien des désagréments ainsi qu'une hausse substentielle du budget "Hygiène" des ménages. La réalité est plus subtile: cette grande feuille est parsemée à intervalles régulier d'une ligne formées petits trous, perpendiculaire à son bord. Ce dispositif permet de sectionner la feuille où bon nous semble afin d'en faire l'usage qu'il convient. C'est astucieux.
L'autre conditionnement prend l'allure d'un bloc de feuilles qui ressemble étrangement à une grosse bible, le plus souvent rose, ou vert pistache, ou toutes autre couleurs seyante. Les feuilles sont imbriquées de telle sorte que lorsque l'on tire sur l'une, l'autre suit, sauf si on tire très vite. Cette manoeuvre entraîne parfois des maladresses qui conduisent à l'éparpillement de la petite bible dans l'ensemble de l'espace dédié aux toilettes. L'impression de désordre apocalyptique est décuplée par le confinement systématique de ce genre d'endroit.

Les fameuses "petites bibles", proposées ici dans deux coloris ((c) papeco).

En conclusion, je conseillerai le rouleau, plus sûr, et en plus avec le carton qui reste à la fin on peut faire une petite longue vue pour faire rigoler les copains. (En général, les rouleaux sont vendus en paquet de 12, ce qui signifie 12 petites longues vues qui feront la joie d'une équipe de foot dans son intégralité plus un remplacant).

Deux exemples de petite "longue vue".

 

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2 décembre 2004 4 02 /12 /décembre /2004 00:00

Cela ne se remarque peut-être pas sur cette photo, mais l'endive (à condition qu'elle soit accompagnée de lardons) est supérieure à la vie.

La vie est comme un plat d'endives aux lardons (Je signale toutefois que pour appréhender toute la richesse de cette métaphore il faut, comme moi, apprécier les endives aux lardons. Dans le cas contraire, le lecteur a la possibilité d'y substituer le plat de son choix. Toutefois, il devra fournir l'effort de remplacer "endives aux lardons" par "escalope aux lentilles", à supposer qu'il soit friand de ce genre de plat. Cela pourra entraîner, ne nous voilons pas la face, une certaine déperdition dans la rapidité de compréhension et, de facto, une perte de sens non négligeable ).

Donc, la vie est comme un plat d'endives aux lardons.
Au début, le saladier est devant vous, plein d'endives généreusement assaisonnées, recouvertes de lardons fumant. Vous commencez à manger et vous vous délectez. Et votre déléctation est amplifiée par le fait qu'il reste encore plein d'endives dans le saladier. Vous vous dites "Chouette! Je n'ai pas fini de me délécter!". A un moment,même, vous vous surprenez à penser que ce plaisir ne finira jamais : vous mangez, mangez encore, et il reste toujours des endives ! C'est miraculeux!
Et puis peu à peu la vérité se fait jour : la contenu diminue. Une tristesse indicible envahit votre esprit : c'est bientôt la fin...
Plus que 15 feuilles, 10, 5... Zéro... Ah! Tiens! Il reste un petit lardon, là... Vite avalé, hélas.
Tout est terminé.
La différence entre la vie et le plat d'endives aux lardons, c'est qu'avec les secondes, vous pouvez toujours aller dans le réfrégirateur, sortir deux, trois belles endives, frire une poignée de lardons et c'est reparti pour un tour.

La vie ne permet pas cette facilité.
Cela démontre avec une logique implacable  l'indéniable supériorité du plat d'endives aux lardons sur la vie, tout du moins pour l'amateur de chicorée oblongue.

Pour les autres, il reste, fort heureusement le suicide.

 

 

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